identite canard de barbarieIDENTITÉ

Le canard de Barbarie est une production typiquement française.On le nomme canard de Barbarie en Franceet «Muscovy duck» en anglais. Sa traduction scientifique en latin est Carina Moschata.
Cette espèce est robuste, elle est capable de résister à de faibles températures et de rester debout jusqu’à -12°C.
Physiquement, on peut le reconnaître à son bec rouge caronculé. Il ne mange que de l’aliment végétal. Il a la capacité de voler.

C’est essentiellement un Canard migrant. Il est appelé aussi «Canard Percheur» puisqu’il a la capacité de se percher sur des arbres.
Au commencement, canard sauvage, il a été domestiqué pour différentes raisons. Ce canard est bien connu en France pour sa viande
souvent comparée à la viande de boeuf. La viande rouge du canard de Barbarie est souvent utilisée par les chefs cuisiniers et les gastronomes. »
 

D’où vient-il ?

La première représentation du canard de Barbarie est apparue en Amérique du Sud durant la période Inca. Les Incas ont été les premiers à domestiquer le canard de Barbarie. Cette espèce a eu plusieurs représentations durant les civilisations Maya et Inca.

Quand Christophe Colomb découvrit l’Amérique du Sud, il ramena dans les cales de son bateau le canard de Barbarie en Europe. Il faut se souvenir que Christophe Colomb était un citoyen espagnol, et que ses expéditions étaient envoyées et financées par Isabelle de Castille, reine d’Espagne.
Du XVème siècle jusqu’à nos jours, nous n’avons plus de trace du canard de Barbarie.
Mais vous pouvez encore trouver de nombreuses représentations du canard de Barbarie que ce soit sur des tapisseries ou du textile.

Dans les années 70, nous avons retrouvé le canard de Barbarie dans une abbaye française dans l’ouest de la France, au croisement de l’Anjou, de la Bretagne et de la région Poitou.
Dans l’abbaye de Bellefontaine fondée en 1100, les moines élevaient plusieurs canards de Barbarie et avaient l’habitude de manger leur propre production. Le canard de Barbarie était oublié de tous mais quelques spécimens restaient auprès des moines.
Des agriculteurs qui vivaient dans la région, ont eu une idée. Comme ce canard semble plus fort, sa viande doit être plus savoureuse que d’autres …
Aujourd’hui, 95% de la production de canard de Barbarie est française.

Les canards sont élevés entre 10 et 14 semaines selon leur race. L’éleveur doit suivre des règles rigoureuses d’hygiène et une véritable charte environnementale.
 

B - ZOOLOGIE DE L’ESPECE
 

I - Classification et systématique

L’ordre des Ansériformes auquel appartiennent les canards regroupe des oiseaux palmipèdes caractérisés par la présence sur la face interne de leur bec d’une série de lamelles cornées. Il comprend deux familles d’importance inégale, celle des Flamants et celle des Anatidés, qui diffèrent surtout par la longueur de leur tarse et la forme de leur bec.
Dans la famille des Anatidés :
Les Canards percheurs, tels que les Mandarins de Chine ou Carolins d’Amérique (Aïx) et les Cairinas des forêts tropicales se plaisent surtout dans les arbres. L’une des espèces est Cairina Moschata, d’Amérique centrale et du Sud, ancêtre sauvage du canard de barbarie. Il est aussi appelé Canard Musqué, bien qu’il soit un oiseau d’origine tropicale, il s’adapte aux climats tempérés et peut supporter des températures allant jusqu’en dessous de -12°C.
 

II - Origine de l’espèce

Certaines différences anatomiques sont évidentes : le canard de Barbarie présente notamment un dimorphisme sexuel très prononcé, un bec surmonté de caroncules et terminé par une pointe crochue, un visage dénudé surmonté d’une « crinière » érectile et des pattes aux palmes largement échancrées. De son origine percheuse, il a aussi conservé des griffes très développées posant des problèmes d’élevage. Enfin il est muet et présente souvent un caractère agressif. 

III - Historique du Canard de Barbarie

Il est souvent dit que les Indiens d’Amérique du Sud n’ont sans doute pas domestiqué le canard de Barbarie depuis plus de 600 ou 700 ans mais E.Hoffmann (communication personnelle, 1989) estime quant à lui que cette domestication a dû commencer il y a plusieurs millénaires lorsque les Proto-Indiens sont passés d’une civilisation de cueillette à une civilisation agricole. Au 16ème siècle ; les conquistadors ont découvert cet animal en Colombie et au Pérou et l’ont ramené en Europe d’où il aurait diffusé vers l’Afrique et l’Asie, montrant ses capacités d’adaptation aux climats autres que tropicaux. Du fait de cette histoire récente, la morphologie des canards de Barbarie modernes est encore assez proche de celle des ancêtres sud-américains et ne connaît qu’une diversification faible.
 

Le Canard de Barbarie est représenté dans les élevages essentiellement par deux variétés :

• noire et blanche
• blanche
Mais existe également dans ces variétés :
• noire
• bleue
• bleue et blanche
• rouge (acajou)
 

 

C - DESCRIPTION DES PRODUITS

Ce guide de Bonnes Pratiques s’attache au principe noble de Production du Canard de Barbarie à Rôtir présenté entier ou découpé, destiné à la consommation humaine.
En raison d’un fort dimorphisme sexuel l’élevage s’effectue en sexes séparés le plus souvent dans le même bâtiment. La maturité étant différente pour la femelle et le mâle, l’abattage des femelles plus précoce que les mâles répond à la spécificité de l’espèce. La croissance des muscles pectoraux étant importante chez les mâles après 10 semaines, ceux-ci ne sont abattus que vers la 12ième semaine contre 9 à 10 semaines pour la femelle.
 

D - DESCRIPTION DES PROCEDES DE PRODUCTIONS
 

I - ORIGINE DU CANETON

Qualité du caneton : le caneton livré est de qualité saine, loyale et marchande, indemne de maladie réputée légalement contagieuse (MRLC) et bénéficie d’une immunité maternelle qui le prémunit de maladies bactériennes pendant le jeune âge.
Le Caneton est livré en élevage à 1 jour et provient de Couvoirs agréés COHS qui respectent les Bonnes Pratiques de l’accouvage Français S.N.A. (Syndicat National des Accouveurs) et S.A.P. (Syndicat des Accouveurs des Palmipèdes).
Le certificat d’origine accompagne le lot de canetons d’un Jour, document conservé dans le registre d’élevage.
 

II - HABITAT ET CONDITIONS D’ACCUEIL

Bâtiment en conformité
® Environnement
® Installations classées
Sanitaire : identifié par un N° INUAV
Bâtiment fermé, étanche, isolé, propre, désinfecté, équipé de tout le matériel nécessaire pour le bon démarrage du caneton (aliment, abreuvoir, chauffage et ventilation), protégé et adapté à l’élevage du Canard de Barbarie.
 

 

III – CHOIX DU SUPPORT DES ANIMAUX

1. Elevage au sol, sur litière intégrale.

Cette méthode est de moins en moins utilisée et réservée à des lots de petite taille.
Les années de récolte humide, la paille risque d'être contaminée par des moisissures auxquelles les canetons sont particulièrement sensibles.
La très forte consommation d'eau des canards, le gaspillage, leurs déjections très humides empêchent de maintenir une litière suffisamment sèche. Cette situation peut entraîner des brûlures des plumes au niveau des filets et de ce fait un déclassement des carcasses.
Malgré des apports quasi-journaliers, elle ne permet pas d'obtenir des conditions d'ambiance et sanitaires satisfaisantes. La gestion d'une litière saine est une source de travail importante tout au long de l’élevage.
 

2. Elevage sur sol caillebotis

Pour l’amélioration de l’état sanitaire des canards de barbarie. Pour simplifier les tâches de manutention, maintenir un bon état sanitaire des animaux, garantir la qualité du plumage ainsi qu’une bonne présentation de la carcasse, résoudre en partie les problèmes d'extraction d'eau par la ventilation il est nécessaire de séparer les animaux de leurs déjections. Le sol caillebotis répond à ces objectifs.
Le caillebotis : une spécificité du canard de barbarie
Au début de son élevage, le canard de Barbarie a dû se contenter de bâtiments ordinaires sur litière ne permettant que des résultats variables, sensibles à la saison. Aujourd'hui, il est élevé dans des bâtiments avicoles qui offrent un confort supplémentaire et une bonne maîtrise de l'environnement. L'aménagement intérieur a aussi évolué au cours du temps. 

IV - PREPARATION DU BATIMENT

Avant réception du caneton, le bâtiment sera préparé de la façon suivante :
• Nettoyage du bâtiment, matériel, abords
• Désinfection
• Vérification de la potabilité de l’eau
• Mise en place des barrières sanitaires
• Gestion des visites
• Gestion des nuisibles
• Sas sanitaire opérationnel
 

V - RECEPTION DES CANETONS

• L’éleveur devra respecter les conditions de température, d’hygrométrie, de lumière et de ventilation.
• L’animal doit trouver les conditions d’une alimentation et abreuvement précoces et un confort suffisant au niveau du sol.
• L’éleveur doit veiller à ces bons soins pendant toute la durée du démarrage du caneton.
 

VI - PERIODE D’ELEVAGE :

1. Démarrage de 1 à 28 jours

• Pesée des animaux à l’arrivée et ensuite tous les 7 jours
• Ramassage des morts et élimination des sujets non viables
• Contrôle journalier de la consommation d’eau et d’aliment
• Contrôle des paramètres d’élevage
• Moyens adéquats de réhydratation propre au Canard de Barbarie
• Tous ces paramètres sont enregistrés sur une fiche d’élevage propre au lot de canetons en place

Protection du caneton :

Sur un plan zoologique, le caneton de barbarie est doté de griffes très développées et d’un bec se terminant par une pointe crochue.
Ces caractéristiques représentent des éléments vulnérants pour ses congénères. Le risque de blessures est exacerbé par le caractère naturellement agressif du canard de barbarie. Pour pallier à ces risques de lésions, l’éleveur s’assurera d’une réduction mesurée de la partie crochue de ces organes.

Prévention vaccinale :

Pour prévenir les agressions virales, l’éleveur se conformera au plan de vaccination prescrit par son vétérinaire conseil.
Cette protection vaccinale limitera par ailleurs les complications bactériennes, et l’utilisation de traitements complémentaires.

2. de 4 semaines d’age a l’abattage

• Surveillance de l’état sanitaire des animaux
• Surveillance du comportement des animaux
• Contrôle des paramètres d’élevage
• Consommation d’eau
• Consommation d’aliment
• Paramètres d’ambiance (température, hygrométrie)
• Pesée hebdomadaire
• Apport de soins en cas de nécessité
• Pour toutes anomalies l’éleveur contactera le technicien en cas de perturbations techniques ou son vétérinaire conseil pour tout problème sanitaire.

canard de challans peridyVII - L’ALIMENTATION DU CANARD DE BARBARIE :

Trois gammes d’aliments permettent de couvrir les besoins essentiels du canard selon leur stade physiologique, c'est-à-dire répondre favorablement à la formation chronologique des tissus, nerveux, osseux, musculaire et adipeux. En conséquence, le canard de barbarie bénéficie d’une alimentation végétale équilibrée à base de céréales, de matières azotées, de graisses végétales, de minéraux, le tout dosé par un nutritionniste en fonction des besoins du moment.
Les aliments de "pré démarrage" présentés en miettes, de démarrage présentés en granulés, couvrent la période dite de démarrage [J.1 à J21] + où – 2 jours de transition alimentaire. Leurs présentations différentes sont déterminantes dans la qualité de l’ingéré.
L’aliment croissance, présenté sous forme de granulés, répond aux besoins des canards exprimés entre la quatrième et septième semaine de vie [J.22 à J.49] + où – 2 jours de transition alimentaire.
L’aliment finition granulés permet "l’engraissement" des canards pour les préparer en fonction des besoins exprimés par l’abattoir [J.50 à J.84 (âge théorique d’abattage)].
Ces aliments distribués "ad libitum" c'est-à-dire sans restriction durant la vie des canards, ne renferment ni facteurs de croissance antibiotiques ni antiparasitaires. Ils sont contrôlés pour leurs caractéristiques nutritionnelles et leur innocuité vis-à-vis du canard de barbarie.

 

VIII – ENLEVEMENT ET TRANSPORT DES CANARDS DE BARBARIE VERS L’ABATTOIR

1. L’enlèvement

• Les animaux sont mis à jeun pendant les 8 heures à minima qui précèdent le levage.
• L’accès à l’abreuvement est obligatoire pendant la durée de la mise à jeun.
• Les canards sont chargés dans le calme.
• La lumière des canardiers est maintenue basse pendant la durée du chargement.
• Le personnel habilité au chargement est formé à cette tâche.
• Le volet « respect et bien être de l’animal » fait partie de sa formation et, est dispensé par le responsable de l’entreprise de levage.
• L’éleveur contrôle que les volailles sont correctement manipulées pendant la durée du chargement.

2. Le transport des volailles vers l’abattoir :

• L’envoi d’un lot de canards malades est interdit.
• Le chauffeur formé au bien être animal prend ensuite en charge les canards de barbarie jusqu’à l’abattoir et respecte strictement les procédures de son manuel de transport.
• Les canards de barbarie sont transportés dans des conditions de confort (densité, ventilation) en conformité avec la législation européenne sur le transport des animaux vivants.
• Le Règlement CE n° 1 2005 DU CONSEIL du 22 Décembre 2004 relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes et modifiant les directives 64/432/CEE et 93/119/CE et le règlement (CE) n°1255/97
• Le poids par m2 de caisse n’excède pas 95kgs pour garantir à l’animal de bonnes conditions d’oxygénation et de température.